14.03.2006

Il faut vivre avec son temps

Voici une petite histoire….Ce fut un beau matin d’avril dans mon pays de Dombes. En ce beau jour, un match de football un peu particulier se joua. C’était le fameux match, entre les Bleus et les Rouges, réputé dans désormais dans ma région.

En effet, l’arbitre idéal, Louis d’Angoulême, incorruptible, réputé pour sa sagesse et sa partialité et son indépendance, et qui arbitrait jusqu’à lors les matchs du coin, a été évincé par les entraîneurs des deux équipes pour des raisons inconnus aux derniers moments. Les entraîneurs respectifs des deux équipes se mettent très vite d’accord sur un principe : dans chaque équipe, un joueur sera nommé et pour être en même temps joueur et arbitre durant une mi-temps. Les supporters respectifs choisissent aussitôt leur joueur-arbitre.

Le premier arbitre-joueur, Dominique Sarkin donna le droit aux bleus de commencer le match. Aussitôt, les rouges contestèrent cette décision qui donna l'avantage à l'autre équipe. Mais leurs refus ne furent pas pris en compte. Le match continua. Mais durant toute la première mi-temps, l'arbitre favorisa l'équipe bleu, il ne vit pas leurs fautes, toléra leurs tacles illégaux, ne vit pas ses sorties de ballons et inventa pour les autres, des sorties, des corners pour donner l'avantage aux autres. Et comble de la malhonnêteté, deux joueurs de l'équipe rouge furent expulsés du terrain. A la fin de la partie, nous eûmes comme résultat saugrenu: 10-0 pour les bleus. Les rouges étaient révoltés, et comptèrent user de leur pouvoir comme fit les bleus mais là contre eux.

L’arbitre des rouges favorisa bien entendu son équipe, inventa des fautes pour les bleus et ne vit pas celles des rouges, envoya lui aussi 3 joueurs de l'équipe bleus, au bout de 15 minutes du jeu, les rouges avaient marqué 6 buts, puis à la 32ème minutes du jeu, ils avaient 12 points contre 10. Les bleus trouvèrent cela injuste, Dominiques leur fit remarqué qu'il fit pareil qu'eux, bien sûr les bleus protesta que leur arbitrage était juste. La tension montait. Les insultes avec. Puis les premiers coups aussi. Au bout de deux minutes, des coups de pieds, de poings, de tête partirent de tous les sens. Bleus, entorses et fracturent firent leurs apparitions. Quand cela va-t-il être fini? Heureusement, que Louis arriva pour mettre fin à cette paguaille. Rien qu'à sa présence, et sans crier, l'émeute se termina net. Il incarna par lui même l'autorité incontestée par tous.

Une semaine après, une fois que tous les maux furent guéris, et que les entraîneurs acceptent le retour définitif de l’arbitre, la revanche a pu être jouée. Elle se termina à 3-2 pour les rouges. Le résultat ne fut pas contesté par les perdants. Ils comprirent le rôle de l'arbitre qui est au dessus des parties pour arbitrer et harmoniser le jeu.

Cette histoire est complètement fictive et pourtant, pensez vous que le rôle d’arbitre doit être indépendant au-dessus des sensibilités de chacun et des ambitions des autres ??? Pensez-vous qu’un joueur ne peut-être un arbitre ??? Mais alors pourquoi acceptez vous cela dans nos institutions ??? Ha oui c’est vrai, il faut vivre avec son temps !!! Pourtant les Espagnoles, Les Belges, Les Hollandais, les Suédois, les Norvégiens, les Danois, les Japonais, les Cambodgiens, etc… sont des monarchies démocratiques et des pays modèles pour toutes les démocraties. Vivre en République n’est pas vivre avec son temps c’est choisir un modèle qui a d’énormes faiblesses. Il faut repenser le débat, sur des bases saines, le système républicain ou monarchique peuvent intégrer le principe démocratique mais réfléchissons : lequel est le plus performant ??? Et si vivre avec son temps c’était de vivre en monarchie ???

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